Massif d'Antongona
village fortifié du XVIe siècle
tombeau d'Andriambaoka
(Andriambahoaka Le terme combine andriana (noble, roi) et vahoaka (le peuple), signifiant ainsi « seigneur du peuple » ou «
celui qui est aimé du peuple »
C'était le titre porté par les anciens rois sur la côte sud-est de
l'île et sur les Hautes Terres avant l'essor du royaume Imerina à la fin du XVe siècle et au XVIIe siècle)
Le site comprend 3 parties:
- A l'est Ambohibato
- Antongona, la partie centrale 1506 m Latitude 18° 56,4210 sud Longitude 47° 17,1480 est
- Ambohimirandrana à l'ouest 1528 m Latitude 18° 56,3082 sud Longitude 47° 16,8534 est
126 km d'Ivato
Prendre RN 1 ouest de Tana direction Arivonimamo "la route
des milles qui sont saouls" jusque Imerintsiatosika
Au panneau indiquant le village prendre la piste sur votre droite
300 m au carrefour prendre à droite puis suivre la piste
Imerintsiatosika : ancien poste avancé de
l'expansion Merina, d'où son nom : les Merina ne peuvent être repoussés
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Prise de vue panneau entrée du village d'
Imerintsiatosika sur votre droite le massif d'Antongona
Antongona : Du village, construit sur la
terrasse supérieure, il ne reste rien ; en revanche, de beaux restes
des murailles
ceinturant le rova donnent une idée des défenses de la place. Au
sommet s'élèvent deux case royales construites sur le modèle de
celles du roi Andrianampoinimerina dont l'une est transformée en
musée, tombeau du roi Andriambaoka.
Le site est grandiose et chargé de mystères.
Un proverbe rappelle la fin du village : “ efa ho lava ny afon'
Antongona “ (on en a assez des feux d'Antongona.) En effet, les
villageois allumaient les feux d'alerte à tort et à travers. Le
jour où le village fut vraiment attaqué, les feux brûlèrent en
vain. Personne ne vint secourir le village et le village fut détruit. voir article
Leiloza, le jeune prince pervers
Après 300 m au carrefour ( au bazar Hanimbola) prendre la piste de droite
Contournez le massif par la gauche
Les villages fortifiés sur site défensif
de montagne datant du XVIe siècle sont nombreux à Madagascar.Ils
ont été habités jusqu'à l'époque de la colonisation fin du
XIXe siècle.
Jadis la région était habitée par les vazimba
Zanakalondrano. Les traditions orales rapportent que le village fortifié
a été
fondé au XVIe siècle au temps du roi
Ralambo (1575 1610). Ralambo y envoya Andriambodivato accompagné
des fils
d'Andriampolofatsy, d'Andriampanorimanga et ceux de Zanadrabavy
pour occuper la région, repousser les vazimba plus à l'ouest et
garder cette porte de l'Imerina (vavan tany) contre les incursions
sakalava.
Au XVIIe siècle à l'époque du roi Andriamasivalona
(1610 1675) Antongona formait la partie sud de la région
Vakiniombifotsy.
Au XVIIIe siècle Antongona devint la capitale de l'Ambodirano
comprenant Fenoarivo, Antongona, Antsahadinta, Ambodimandry) une
des 6 provinces de l'Imerina (Imerina,Enintoko) du roi Andrianampoinimerina.
Au XVIIe XVIIIe deux roitelets connus: Andriamanoro ou Andriamioro,
Andrianjafimioro son petit fils roitelet de Ambodirano.
A la fin du XVIIIe siècle le pouvoir aurait été déplacé à
Andramasina. Antongona fut placé sous la direction du Vadintany
(représentant de la justice royale) Andriantsolo fils de Andrianjafimioro
placé là par
Andrianampoinimerina pour le compte du Vakinisisaony et de
l'Ambodirano.
A partir du XIXe siècle, la paix retrouvée en Imerina, les habitants
abandonnèrent le sommet de la colline pour s'établir dans la plaine
plus proche des terrains de culture.
sommet d'Ambohibato avec son tombeau de pierres empilées perché
sommet d'Antongona avec les 2 rovas royaux
culture du saonjy dans les fossés
mamelon d'Antongona
Antongona : Montagne rocheuse, site défensif
naturel, fortifié par des fossés de protection, des murs de pierres
sèches et dont l'entrée est gardée par 7 portes
Les signaux d'alerte
- Les guetteurs du village
- On sonne la conque
- On fait rouler une pierre du haut d'un talus au bord d'un sentier,le
bruit produit est une alerte.Ce système est pratiqué chez les Sakalava
- Le signal du feu allumé
Ce dernier système pouvant s'agir d'autre chose prête souvent à
confusion d'où une autre version du sempiternel feu d'Antongona
qui dérangeait les voisins. Les habitants d'Antongona obsédés par
une crainte perpétuelle d'attaques vazimba et sakalava firent trop
souvent appel par le signal du feu aux villageois alentours. Les
gens accourus à leur secours revenaient trompés et décus. A la fin
personne ne vint, l'ennemi étant pourtant là et le village fut pris.
La contruction des 2 premières portes a
été étudiée pour gêner l'attaquant dans sa course et dans son éventuelle
action.
La stratédie était de faire en sorte que l'ennemi ne puisse plus
utiliser son bouclier tenu dans sa main gauche pour se protéger
des coups de sagaies des gardes.
Dernier rempart défensif avant l'accés au rova
Sur le sommet tombeau d'Andriambaoka.
Vue sur Ambohidratrimo
Vue sur Tana
Du sommet d'Antongona : Ambohimandrana et ses 2 couronnes de remparts
En contrebas préparation de la fibre de sisal
à partir de la plante sisal
En se dirigant vers Ambohimandrana vue sur Antongona
Tombeaux de pierres séches empilées
Sommet d'Ambohimandrana avec ses remparts de pierres
Croyances fétichisme:
Le jour de l'attaque est fixé par l'astrologie
L'organisation spaciale du village est dictée par l'astrologie.
Amulettes et fétiches pour une protection individuelle ou du clan
Terre prise sur la tombe des chefs ou des vaillants combattants
Fétiches, idoles ou idoles royales.Comme la célébre idole Rabehaza
qui aveugle l'ennemi et protége contre les coups
de fusils
Des amulettes individuelles: perles, poudre de bois, objets en argent
ou en cuivre
Tabous et interdictions à observer comme ne jamais reculer devant
l'ennemi
Combattre pour la patrie et être courageux "mieux vaut mourir qu'être vaincu"
Du sommet d'Ambohimandrana vue sur Antongona
Du centre du village bien protégé par ses 2 lignes de remparts vue sur Antongona
Accessoires du guerrier, le coquillage frontal, la sagaie
La ceinture en cuir avec couteau, une petite calebasse à graisse pour l'entretien
des armes
Un petit sac à projectiles
Les amulettes et les fétiches
Le fusil
Projectiles : petites pierres rondes, galets ou petits morceaux
de fer
Une boite à poudre
Poudre à canon fabriquée à partir de la terre volcanique tamisée,
mélangée avec de l'urine humaine
Un étui pour petits couteaux et la boite
à briquet en bois
Comme arme défensive le bouclier
L'Ampinga forona: bouclier en jonc tressé épais et serré pour parer
aux coups de sagaie
L'Ampinga lahy: ou bouclier mâle en bois de forme circulaire ou
rectangulaire au environ 70 cm de diamètre
Une discipline de fer
Les armes dont ils auront besoin sont à la charge des lahin defona
ou des soldats eux mêmes
Les sanctions: pénalisations et récompenses sont bien définies.
Un exemple: les déserteurs et ceux qui ont perdus leurs armes sont
marqués au fer rouge à l'épaule
Un autre exemple: ceux tombés durant la guerre auront droit à de
grandes funérailles ou à l'erection d'un vatolahy pierre
levée en commémoration du service rendu.
Une préparation morale des Baras et des
Mahafaly 2 ethnies du sud dés leur plus jeune âge.
Prière de l'officiant à l'endroit des garçons circoncis:
"Soyez de bons voleurs de boeufs, soyez
de vaillants guerriers et si
vous devez mourir, que cela se fasse par la sagaie ou le fusil"
Le tsodrano ou la bénédiction: l'officiant met de l'eau dans sa
bouche et en asperge les combattants au départ.
Les lokan ady ou les récompenses des guerriers, priviléges accordés
par le roi:
- Droit au port du chapeau rouge
- Droit de se draper du lamba blanc
- Droit de porter le signe de l'oiseau en bois sur les cornes du toit
- Les femmes chantant les rary ou prières pour les guerriers