| Une fringale de constructions au Rova
Le Rova d'Antananarivo est sans doute un des rares patrimoines qui résument
à eux seuls une grande partie de l'histoire de la royauté
merina. Il faut reconnaître qu'entre l'ancien Rova au sud et le
nouveau au nord, les souverains qui s'y succèdent au moins depuis
Andrianjaka, ont à cœur de laisser trace par de nouvelles
constructions. Certaines ont disparu ou été détruites,
d'autres ont subsisté jusqu'à la tragique nuit du 6 novembre
1995.
Cinquième roi de l'Imerina, Andrianjaka succède à
son père Ralambo entre 1610-1630 au détriment de son frère
aîné Andriantompokoindrindra, « le seigneur et maître
de la fin ». Devenu un grand roi, siégeant tantôt à
Alasora, tantôt à Ambohidrabiby, Andrianjaka jette son dévolu
sur une belle et grande colline dont il veut faire sa capitale: Analamanga
la forêt bleue au bois joli, Analamanga la sainte qui est alors
occupée par les Vazimba qu'il chasse facilement.
Arrivé au sommet de la colline, Andrianjaka fait couper les arbres
séculaires pour y installer une grande colonie de soldats d'Avaradrano
(mille?) dénommés Tsimilefa (qui ne fuient pas). Il est
le fondateur du Rova et il commence à aménager l'enceinte
royale en bâtissant deux palais- dont l'un a subsisté, Besakana-
et la Tranomasina ou Fitomiandalana où il sera le premier à
être caché. La nécropole est formée de sept
caveaux destinés à recevoir aussi les restes de six autres
souverains jusqu'à Andrianampoinimerina.
Quand ce dernier parvient à son tour à gagner le Rova d'Antananarivo,
il y fait construire de nombreuses maisons qui portent pour la plupart
les mêmes noms que ceux d'Ambohimanga et dont il se réserve
certaines, destinant les autres à l'hébergement de ses proches,
notamment de ses épouses quand elles viennent le rejoindre. C'est
le Rova-sud, l'ancien Rova dont les bâtiments se construisent autour
du Fitomiandalana, à l'ouest duquel se trouve la grand'place.
Parmi ces palais, Felatanambola au nord se distingue par les quatre mains
faites en argent qui ornent son sommet. Les Mainty y sont interdits d'accès.
Le grand roi a un autre palais, Manatsara, proche de la Tranomasina, dans
lequel il aime se retirer. Ses épouses et ses enfants ne peuvent
y pénétrer.
Au sud de Felatanambola, Masoandrotsiroa: « Il n'y a qu'un seul
soleil et je suis l'unique roi ». C'est Rangita, la sœur de
Ranavalona 1re qui y vit. Laidama en fait sa concubine, mais il la répudiera
bientôt. À l'ouest de la grand'place elle-même située
sur le côté oriental du parc à bœufs, se trouve
Besakana. C'était la demeure d'Andriankaja. C'est là, dit-on,
que se déroulera plus tard le fameux sacrifice de Trimofoloalina.
Plus d'un siècle après, Ranavalona 1re en fait sa résidence.
C'est dans Nanjakana ou Miandrifanjakana, au nord de Besakana, que résident
deux des épouses d'Andrianampoinimerina, Ramanantenasoa et Rasamoma.
« Je lui confie la garde du royaume car les actions de Ramanantenasoa
me satisfont ». Du moins tout au début quand cette fille
du roi d'Alasora l'aide à pacifier le Vakinisisaony et ne pense
pas à le trahir avec son fils.
Au sud de la grand'place, Rarihasina est la résidence de deux autres
épouses royales, Ravaomanjaka et Razafinamboa. Quand le grand monarque
tourne le dos, son fils et successeur Radama y installe provisoirement
Rasalimo jusqu'à ce qu'il lui fasse construire la Tranovola, la
Maison d'argent. Et près de Rarihasina: Mahaizamirindra, «
sachez vous harmoniser, vous solidariser ».
Au sud de Masoandro, se trouve Fohiloha où Andrianampoinimerina
place d'abord sa sœur Ralesoka. Au nord du même palais, Tsarazoky
où réside une autre épouse du grand souverain, Ramiangaly.
« Dans toutes les cérémonies rituelles et coutumières,
c'est Ramiangaly qui préside à Ambohimanga, car elle a le
droit d'aînesse ». Tsarazoky deviendra plus tard le Palais
de justice.
Pela Ravalitera
Pied droit et chapeau bas sous les ailes d'un aigle
Quand le visiteur franchit le portail nord du Rova d'Antananarivo, porte
monumentale surmontée d'un aigle de cuivre- « qui déployant
ses ailes dans l'espace, symbolise la puissance hova sur toutes les régions
de l'île » - l'étiquette de l'époque exige que
cela se fasse du pied droit et chapeau bas. Il donne sur une cour carrée
de moyenne grandeur.
Outre les palais cités dans notre précédente Note,
Andrianampoinimerina y fait également construire la case Voahangy,
au sud du parc à bœufs, à l'intention de Ramisa sans
doute une autre de ses épouses. Ranavalona 1ère la déplace
à Alasora. Elle en fait de même avec une autre ancienne résidence
de Rabodozafimirahalahy, Tsiazompaniry qu'elle transpose à Ambohidrabiby.
Rasendrasoa qui dans le rang des épouses royales, succède
à la femme principale Rabodonimerina reçoit d'Andrianampoinimerina
une résidence à Bado- elle serait, dit-on, un peu bête-
pour qu'elle puisse s'imposer sur tout le Mandiavato. Puis il la rebâtit
à Ambohidrabiby, capitale de ce territoire.
Enfin, il y a Miandrivola au nord de Miandrifanjakana, où réside
Rafaravavy, son épouse originaire d'Ambohidrano; puis Rarisambo,
au nord de cette dernière construction, où il installe sa
tante Rasalama, et Kelisoa au nord-est de Manatsara. Sous Radama 1er,
ce palais est transformé en écurie royale. Du reste, quand
il succède à son père, il élargit le Rova
vers le nord en érigeant la Tranovola, le Rovalefona, et il renforce
le portail nord par une porte... de verre!
Radama arase aussi Bevato construit au sud de Tsarazoky, pour y élever
la Tranovola, la Maison aux clochettes d'argent qu'il offre à sa
femme Rasalimo, une princesse sakalava. En fait, précise-t-on,
il existe deux Tranovola. La première est celle édifiée
par Radama. Plus tard, son épouse et successeur Ranavalona 1ère
la fait détruire pour y construire deux pavillons, les Tranokambana,
les Maisons jumelles. L'un a conservé le nom, et c'est dans l'autre,
détruit depuis, que Radama II est assassiné en 1863.
Quant au Rovalefona, il se remarque par une grande sagaie installée
sur le toit. Cela donne même naissance à des expressions
pour rabaisser une personne orgueilleuse: « Habitez-vous dans un
Rovalefona pour oser agir ainsi? » Ou pour insulter: « Injure
à Rambolamasoandro qui a enfanté Laidama dans le Rovalefona
». Il faut croire qu'il existe alors un parti qui voit d'un mauvais
œil l'ouverture du « roi civilisé » sur l'extérieur.
Les souverains qui règnent après Radama 1er, laissent aussi
la trace de leur passage par différentes constructions. Ainsi Ranavalona
1ère réhabilite le mur d'enceinte qui entoure le Rova, le
consolidant à la base par une batterie. Elle marque surtout son
règne en se faisant construire par Jean Laborde sur l'emplacement
de Felatanambola, le palais de Manjakamiadana (1839-1840). Ce bâtiment
« où il est facile, aisé de régner, où
l'on règne dans la sérénité », est une
énorme maison de bois de plus de 40m de haut, construite autour
d'un pilier central. Celui-ci est fait d'un arbre géant rapporté
des forêts de l'Est, sur la descente vers Mananjary, par une armée
d'esclaves. Ce qui a, souligne-t-on, coûté la vie à
2 000 d'entre eux. Il a fallu, poursuit-on, dix-neuf jours pour hisser
cette fameuse colonne centrale. La construction primitive est entourée
de vérandas que soutiennent de hautes colonnes de bois. De la bâtisse
se dégage une beauté légère.
Long de 30m, large de 18m et haut de 39m, Manjakamiadana est revêtu
d'un coffrage de pierre par l'Anglais Cameron sous Ranavalona II. C'est
le monument le plus caractéristique et le plus célèbre
d'Antananarivo. Du sommet du Rova, Manjakamiadana domine tous les édifices
de la ville ainsi que tous les monts alentour et les plaines au pied de
la colline.
C'est également Ranavalona 1ère qui fait ériger le
palais de Tsarahafatra dès son avènement au trône.
Pela Ravalitera
Un musée des souvenirs de la royauté
En donnant le nom de Tsarafahatra à l'un des palais qu'elle fait
construire, Ranavalona 1ère veut démontrer à son
avènement que son beau-père Andrianampoinimerina l'a désignée
pour régner à la mort de son mari et que « sa recommandation
ou prédiction est juste et s'est bien réalisée ».
Tsarahafatra sert de demeure à trois reines, Ranavalona 1ère,
Rasoherina et Ranavalona II. C'est ce palais qui est bombardé au
cours de l'expédition française en septembre 1895. Depuis,
Ranavalona 1ère fait également ériger Tsarahavana
ou Manjakahavana où elle installe l'une de ses sœurs, Rafaramanjaka;
puis Manjakatsiorivahoaka « puisque le royaume est réuni
et que je règne sur un peuple heureux », où elle place
son neveu Ramboasalama destiné à lui succéder avant
la naissance du prince héritier Rakoto-Radama. Elle fait en outre
araser Tsarazoky, déplace le Palais de justice à Ambatondrafandrana,
réhabilite la Tranofitomiandalana agrandissant ainsi le Rova.
Rasoherina, épouse et successeur de Radama II, construit Manampisoa
expliquant elle-même cette appellation par « qui s'ajoute
ou qui vient s'ajouter à ce qui est beau ». C'est un palais
en bois qui, sous la colonisation, sert de musée où sont
conservés quelques restes du passé. On y place notamment
un divan de Tsarafahatra où l'on peut voir la trace d'un obus.
Outre le coffrage de pierre de Manjakamiadana, Ranavalona II, pour sa
part, fait construire sur l'emplacement de Fohiloha, Manandraimanjaka
et Tranomanany, celle-ci transposée plus tard à Ambohimanga.
Elle fait également bâtir l'Église du Palais. On doit
ce coquet monument à l'architecte Pool, la reine faisant du protestantisme,
la religion d'État. La première pierre de l'édifice
est posée le 20 juillet 1869, mais l'inauguration n'est célébrée
que onze ans plus tard, le 8 avril 1880. Entre-temps, Ranavalona II, le
Premier ministre et la Cour assistent aux offices à Manampisoa
encore appelée Mahatsara.
À l'ouest du portail nord, deux pagodes de bois peinturlurées
de rose et de vert et surélevées sur un large socle de maçonnerie,
dominent la cour. C'est la nécropole royale. L'une fantaisiste,
mi-hindoue mi-chinoise, protège l'entrée du caveau où
sont cachés les corps d'Andrianampoinimerina, Radama 1er et Radama
II. Le deuxième, de style rappelant les cases primitives, abrite
la tombe des trois Ranavalona et de Rasoherina. Le corps de Ranavalona
III rejoint ceux des autres reines en 1938 car exilée en 1897,
elle meurt à Alger en 1917.
La translation des corps des souverains enterrés à Ambohimanga
et Ilafy pour Radama II ainsi que leur rassemblement dans cette nécropole
sont décidés et réalisés par Gallieni le 15
mars 1897. C'est aussi pendant la colonisation que les différents
palais, les vastes salles et les petits appartements des reines abritent
les collections du Musée d'Antananarivo.
Ainsi dans une salle du grand palais, une représentation assez
complète de la faune et de la flore de Madagascar constitue le
Musée d'histoire naturelle. Dans la grande salle du premier étage
sont réunis des palanquins, des lits, des armes et tous les objets
mobiliers que l'on a pu rassembler. Dans Manampisoa sont présentées
les collections historiques: « Costumes de cérémonie
éclatants d'or et de coloris, bijoux vrais ou de pacotille, argenterie
et bibelots, tous objets de valeur ou non qui gardent la marque d'un passé
charmant, émouvant et parfois d'amitié de Napoléon
III, y voisinent avec les minuscules vêtements de petits princes,
dont la coupe, les couleurs et les vêtements dévoilent l'origine
anglaise ».
Un Musée des beaux arts y est aussi créé en 1911,
tandis qu'une salle consacrée à la paléontologie
et une autre destinée à l'ethnographie sont largement visitées
par la population.
Pela Ravalitera
Petites anecdotes de palais
Une nécropole baladeuse. C'est ainsi que certains auteurs qualifient
la Tranofitomiandalana ou Fitomiandalana. C'est la rangée de sept
caveaux contenant les restes de sept rois d'Antananarivo depuis Andrianjaka
jusqu'à Andrianampoinimerina quand le corps de celui-ci n'est pas
déplacé sous les pagodes du Mausolée royal.
En réalité, neuf rois se sont succédé sur
le trône d'Antananarivo entre ces deux conquérants de la
forêt bleue, mais deux sont considérés comme déchus
par le peuple. Il s'agit de Razakatsitakatrandriana, frêre aîné
d'Andriamasinavalona, et d'Andrianamboatsimarofy, gendre d'Andrianjafy,
auprès duquel celui-ci vient se réfugier quand il est chassé
du trône d'Ambohimanga-Ilafy, et qui est lui-même vaincu par
Andrianampoinimerina après trois expéditions très
difficiles.
Situé à l'origine à l'est de Felatanambola, sous
l'occupation française on déplace le Fitomiandalana à
l'est du Mausolée contenant les dépouilles des monarques
depuis Andrianampoinimerina. L'ordre d'installation, de la gauche vers
la droite, est le suivant: Andrianjaka, Andriantsitakatrandriana, Andriantsimitoviaminandriandehibe,
Andriamasinavalona, Andrianjakanavalomandimby, Andrianampoinimerina et
Andrianavalonibehisatra.
Mais les restes d'Andrianampoinimerina sont à nouveau transférés
dans le Mausolée royal.
C'est aussi sous Andrianampoinimerina qu'est construit Marivolanitra au
coin nord-ouest du Rova d'Antananarivo. Son toit est en terrasse et le
roi aime s'y prélasser tout en regardant, avec fierté sans
doute, la grande plaine du Betsimitatatra qui assure la nourriture quotidienne
de ses sujets. Andrianampoinimerina fait aussi aménager Kianja,
la grand'place entre Masoandro, Besakana et le Fitomiandalana. C'est là
qu'est installée la pierre sacrée, l'autel de sacrifice
des « ombivolavita » ainsi que des bœufs en l'honneur
de l'idole Manjakatsiroa. Celle-ci est inséparable du roi alors
que les autres sont logées à l'extérieur du Rova:
Kelimalaza est conservée au nord, juste à l'ouest du grand
portail, Ramahavaly au sud, Rafantaka à l'ouest.
Quant aux parcs à bœufs, il en existe au moins deux: Menalefona
proche de Kelisoa, où est gardé le troupeau royal, et Ampahibe
à l'ouest de Besakana, où sont parqués les vaches
laitières et les zébus de « sikidy » (art de
la divination).
Pour ce qui est des meubles, on cite particulièrement les bois
de lit merina qui forment des bandeaux d'environ deux mètres de
long en palissandre dur d'un brun rouge sombre, gravés au trait
ou sculptés de bas-reliefs. Ils sont apparus à une époque
où les influences européennes commencent à se faire
sentir puisqu'on n'utilisait pas de lits auparavant. Mais on doit reconnaître
que les artisans de cette époque s'ils se sont inspirés
d'une technique étrangère, ont atteint bien vite l'art véritable.
Les plus anciens de ces bois de lits remontent à l'époque
de Radama 1er. Ils utilisent de nombreux motifs. Ce sont surtout des dessins
géométriques que l'on impute, en général,
aux influences arabes. « Mais les Arabes n'ont jamais fait qu'utiliser
les formes antérieures à eux ».
S'agissant des motifs les plus employés, « leur lointaine
origine chaldéenne est évidente: rosette astrale à
six branches, rosaces solaires, carrés inscrits représentant
en projection la ziqûrah babylonienne, ondes de la cosmogonie primitive
et arbres de vie ». Mais on y voit aussi le bœuf, la pintade,
les hommes, des écoliers qui se rendent à l'école,
des files de musiciens, de soldats, de dames de la Cour en robe cloche
portant l'ombrelle, de cavaliers en bicorne empanaché...
« Leurs auteurs étaient de vrais artistes au métier
ferme, au dessin assuré. Ils dominent leur sujet qu'ils interprètent
avec une grâce et un humour qu'on ne retrouvera plus par la suite
».
Pela Ravalitera
Manjakamiadina : symbole de l’Imerina
(06-11-2014) - Après plusieurs années de reconstruction
inachevée, le palais de la reine, incendié dans la nuit
du 06 novembre 1995, est toujours là, juché sur les hauteurs
de la ville des Milles. Pour les tananariviens, sa présence est
un vrai réconfort, surtout lorsque l’on vit dans une ville
où des millions d’habitants venus des quatre coins de l’île
se mélangent au quotidien.
Le Palais de la Reine
Le Palais de la Reine
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Mais que savons-nous réellement du Palais de la Reine. Très
peu pour ceux qui n’ont pas encore l’occasion de le visiter.
Cet article fera donc une brève présentation de la cité
royale de Manjakamiadana
Au 17ème siècle, le roi Andrianampoinimerina ordonna la
construction du Rova, ou Palais de la Reine. Mais les fondations ont été
déjà posées sous le règne du roi Andrianjaka,
entre 1610 et 1630. Il s'agissait alors d'une structure en bois précieux
entourée d'une palissade de rondins.
En 1839, sous le règne de Ranavalona 1ere, l’architecte
français Jean Laborde fit aménager les premières
pierres. Une grande première, à l’époque, car
selon les traditions malgaches, les cases d’habitation devaient
uniquement être en bois.
Les tombeaux de la cité royale de Manjakamiadana
Les tombeaux de la cité royale de Manjakamiadana
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La cité royale de Manjakamiadana
La cité royale de Manjakamiadana compte quatre palais mineurs,
un temple et neuf tombeaux. La grande porte située au nord a été
construite en forme d’arc de triomphe par James Cameron en 1845.
Elle est majestueusement surmontée d’un aigle noir importé
de France par Jean Laborde en 1840.
Manjakamiadana est le palais principal du Rova. Erigé par Jean
Laborde en 1839, il a été entièrement construit en
bois. Plus tard, sa façade a été recouverte de pierres
par James Cameron. Il comporte un rez-de-chaussée très spacieux,
deux étages et trois niveaux sous les combles.
Tranovola, est une structure en bois qui a fait office de résidence
principale de Radama 1er en 1819. Radama II a également passé
la majeure partie de sa vie sur les lieux.
Besakana a quant à lui est composé de trois maisons juxtaposées,
érigées respectivement par Andrianjaka, le premier souverain
d’Antananarivo, Andriamasinavalona en 1680 et Andrianampoinimerina
en 1800. Ce petit palais servait de lieu d’intronisation des souverains.
Leurs dépouilles mortelles y étaient aussi exposées
après leurs décès.
Également en bois, le palais de Mahitsielafanjaka fut la demeure
d'Andrianampoinimerina. Elle est aujourd’hui reconstituée.
En forme de croix grecque dessiné par James Cameron en 1866, et
réalisé sous la direction de William Pool, Manampisoa est
reconnaissable par ses fenêtres à guillotine.
Les sept tombeaux royaux ou Fitomiandalana sont une curiosité
touristique à part entière. Les reliques des sept premiers
rois malgaches – à partir d'Andrianjaka – y sont précieusement
conservées.
Enfin, le temple du Rova a été édifié par
William Pool pour Ranavalona II. Les travaux ont duré 11 ans. Son
inauguration a eu lieu le 8 avril 1880.
Le temple du Rova inauguré le 8 avril 1880
Le temple du Rova inauguré le 8 avril 1880
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Commémoration dans une ambiance royale
Pour commémorer le 6 novembre, le palais de la Reine est ouvert
au grand public. Sur une initiative de l’Office Nationale des Arts
et de la Culture (OFNAC), quelques-uns des compositions de Ratavy, Ramboatiana
ou encore Andrianaivoravelona autrefois joués au palais seront
repris par des artistes malgaches. Ils seront accompagnés par les
musiciens de la Camerata de Madagascar aux violons.
Si vous avez le temps, n’oubliez surtout pas de faire un tour à
Andohalo, pour visiter ce monument historique, dont la popularité
dépasse nos frontières.
nathalie ramanambe
© TGN
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