Ainsi donc, Ralambo, poursuivant l’œuvre d’Andriamanelo
en consacrant ses efforts à rassembler lettres et seigneuries (namory
tany sy fanjakana), avait déjà pacifiquement agrandi son territoire, même
si, par le jeu des successions, les terres contrôlées par un fanjakana,
comprenant des parties enclavées dans des territoires soumis à d’autres
princes, ne formaient pas un ensemble d’un seul tenant.
Mais il ne suffisait pas d’avoir des droits, encore fallait-il les faire
reconnaître. Dans cette période où l’insécurité s’était accrue et où il
fallait se défendre contre les incursions aussi bien sakalava à l’Ouest
que sihanaka et bezanozano à l’Est, Ralambo, par le commerce avec
la côte, se procura jusqu’à cinquante fusils et trois barils de poudre.
C’est avec l’aide de guerriers réputés qu’il organisa la défense
: avec son oncle Andriandranando, qui avait déjà aidé son père
et fut le premier à posséder un fusil en Imerina,
et avec Andrianandrintany, qui l’aida contre Andrianafovaratra
d’Imerinkasinina lequel prétendait commander magiquement au feu,
mais fut chassé par l’incendie.
Ayant chassé les derniers Manendy des alentours de sa capitale, et joint
aux terres d’Alasora, au Sud du fleuve, celles d’Ambohidrabiby au Nord,
il mit au jour l’Imerina roa toko, l’Imerina aux deux provinces et aux
deux capitales.
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