Mais, lui même, Andriambelomasina se servira des
Sakalava pour faire attaquer Antananarivo ou règne Andriamponimerina,
à ne pas confondre avec le futur roi Andrianampoinimerina.
Le résultat de ces guerres fratricides et incessantes : deux famines
successives.Ce sera pendant l’une de ces famines que le roi Andriambelomasina
créera une mesure étalon unique pour le riz. Cette mesure
sera déposée à Kalohy.
Mais comme son grand ancêtre Andriamasinavalona, le roi Andriambelomasina
aura la même faiblesse, son amour pour ses enfants. Lui aussi va
saupoudrer son royaume avec des Andriana régnant sur une fraction
de l’Imerina, multipliant de ce fait les guerres inter-familiales.
C’est dans cette atmosphère de guerres fratricides et de
famines quasi permanentes que Ramboasalama va grandir, observant la décomposition
d’un ancien grand royaume qui naguère faisait trembler ses
voisins, et qui en est maintenant la risée.
La famine "Mavovava"
Lors de la grande famine Mavovava l’ainée ; par rapport à
la précédente moins virulente, la cadette, il n’y
avait pas de riz, ou si peu qu’on le cachait et que l’on se
disputait si on en voyait. On le cuisait la nuit, pas le jour.
Si le parfum se répandait, on se battait pour en avoir. La mort
était préférable au manque de riz. On "prenait"
les Lamba mena réservés à l’enveloppement des
morts, pour les échanger contre du riz. Et même contre
ce bien précieux on n’était pas sûr d’en
obtenir.
Lorsque l’on sait la valeur morale et matérielle qui
s’attache à cette pièce d’étoffe qu’est
le Lamba mena, on mesure à quel degré de désespoir
était arrivé le peuple des Hautes terres.
Ces deux grandes famines, vont retenir le souvenir du roi, ce sera sa
hantise, manquer de riz. Il mettra en place toute une série de
mesure draconiennes et sera impitoyable dans leur application :
chaque sujet de son royaume doit manger à sa faim, mais pas plus.
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un mythe une légende"
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